mercredi 24 juin 2009

Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale


Résumé :

L'introduction de ce petit ouvrage de 167 pages rappelle les circonstances et l'historique de l'attachement du territoire des Comores à la France.
L'ouvrage, résolument contre une "Mayotte Française" propose un examen à charge du processus de "domtomisation" de Mayotte puis de ses conséquences sur le reste de l'archipel des Comores.
Le livre se divise ensuite en quatre chapitres : I. Intérêts en présence ; II. Statut en péril ; III. l'État des Comores ; IV. Perspectives.
Le chapitre I décrit les enjeux, les intérêts et les influences en présence. Notamment, les intérêts militaires et géostratégiques de l'océan indien ; Les questions de société avec la question du statut personnel ; Les questions économiques et les intérêts maritimes.
Le chapitre II est un résumé de l'histoire institutionnelle chaotique des Comores et de Mayotte.
Le chapitre III s'interresse à l'État des Comores et cherche à nous convaincre de manœuvres que la France aurait exercé pour organiser l'instabilité politique des Comores. Cette influence en sous-main de la France (néo coloniale) serait à l'origine du séparatisme et du rachitisme présent sur l'île d'Anjouan. L'auteur cherche à comprendre l'instabilité chronique de ce territoire et dénonce les nombreux coup d'État, complots et compromissions fomentés par des mercenaires à la solde de la France. Le plus célèbre d'entre eux : Bob Denard.
Enfin, le chapitre IV intitulé : perspectives, se veut peu optimiste sur la possibilité de l'existence d'un État fédéral comorien. Il faut que les Comores existent pour que Mayotte puisse leur être restituée. Ce chapitre pointe les difficultés de la confrontation entre droit international et droit français, en particulier sur la question toujours d'actualité (2009) des visas.

Commentaire :

Cet ouvrage est bien documenté mais est partial dans le sens où il refuse toute justesse d'analyse et même toute existence aux partisans d'une Mayotte département français. Ce livre est ouvertement à charge contre la politique française à Mayotte. La France se comporterait en État néo colonial et serait la cause et l'origine de tous les problèmes possibles et imaginables touchant l'archipel des Comores. L'excès dans la dénonciation devrait rendre tout lecteur prudent sceptique quant à la volonté cachée de l'auteur et critique quant aux thèses avancées.

Conseil :

Pourcentage d'hésitation avant l'achat : 50%.

mercredi 17 juin 2009

Enseignements 2009/2010


Cours du premier semestre :

Licence 1 droit :
-Introduction générale à l'économie. (Marseille formation initiale division A ; Marseille formation continue ; Arles).

Licence 2 droit :
-Analyse économique du droit. (Arles).

Master 1 droit :
-Comptabilité générale. (Aix, formation continue).

Master 2 Pro carrières administratives (prépa ENA).
-Questions économiques. (Aix formation initiale).

Cours du second semestre :

Licence 1 droit :
-Économie politique. (Marseille formation initiale division A ; Marseille formation continue ; Arles).

-Philosophie du droit. (Arles).

Licence 2 droit :
-Economie de la mondialisation et finances internationales. (Arles).

Master 2 pro carrières administratives (prépa ENA).
-questions économiques. (Aix, formation initiale).

Autres cours :

Préparation à l'agrégation en économie droit et gestion.
-Économie générale.
-Économie d'entreprise, système de gestion.
-Action et communication administrative, étude de cas.

jeudi 11 juin 2009

Analyse économique du droit


Résumé :
L'ouvrage de Ejan Mackaay et Stéphane Rousseau, "Analyse économique du droit", chez Dalloz est sans conteste la référence incontournable en la matière.
Après une introduction classique qui permet de comprendre l'histoire de l'AED, le livre se divise en deux parties inégales.
Une première partie plus courte (158 pages) intitulée : "fondements" nous rafraîchit la mémoire sur les concepts de base des sciences économiques nécessaires aux juristes.
Cette première partie est scindée en six chapitres : 1. Les individus décideurs ; 2. Les rapports entre individus ; 3. Le marché et la concurrence ; 4. Le risque et l'assurance ; 5. L'ordre politique et le pouvoir ; 6. Le marché noir.
Le but de cette première partie est de fournir aux lecteurs le minimum de culture économique nécessaire à la compréhension de l'AED.
La deuxième partie plus volumineuse (380 pages) a pour titre : "Institutions juridiques" et se décompose en neuf chapitres : 1. Le théorème de Coase ; 2. La propriété et les droits réels ; 3. La propriété intellectuelle ; 4. La responsabilité civile extra contractuelle ; 5. Le contrat ; 6. L'entreprise ; 7. Le droit des sociétés ; 8. Le droit des valeurs mobilières ; 9. La méthode de l'AED.
Cette seconde partie examine plusieurs domaines du droit privé et montre comment l'AED permet d'y apporter son éclairage.

Commentaire :
Le livre de E. Mackaay et S. Rousseau est très stimulant pour l'esprit. Il est cependant peut être un peu volumineux (723 pages) pour des étudiants en L2 droit. Il est également à noter que l'AED n'est ici traitée que sous son angle civiliste, laissant de côté tout un pan de la discipline plus proche du droit public économique.
Une autre difficulté (ou intérêt) de l'ouvrage réside dans la nationalité des auteurs. Les exemples donnés sont généralement issus du droit canadien ce qui peut déconcerter un lectorat français peu ouvert.
Enfin, on pourra se reporter à l'excellente bibliographie très complète et très précise (91 pages).

Conseil :
Je conseille ce livre à l'achat.